13/12/2006

/Le corps dans l'âme/

publié dans LE SOIR du 11/11/2006, supplément Victoire

par Raphaël Naczyk

Une tribu émerge, qui dévêt le féminisme de ses oripeaux : les pro sexe.

De plateaux de télévision en défilés de mode, le « X » transpire par tous les pores de la société du spectacle. La marque de vêtements Shaï déshabille ses modèles dans des clips hétéros, homos et lesbiens qui « vont jusqu'au bout ». L'imaginaire pornographique fait partie de nos références culturelles. À tort ou à raison.

Or, depuis quelques années, alors que ce domaine était presque exclusivement orchestré par des hommes, il est repris à leur compte - avec succès auprès du public - par des femmes. Catherine Breillat, Catherine Millet, Virginie Despentes, pour ne citer que les plus connues, flirtent plus ou moins avec la pornographie et parlent cul. Cru. À bas le suggestif, l'érotisme, les sérénades sous les fenêtres. Elles veulent tout dire, tout faire, tout montrer. Comme les hommes. La pornographie est-elle la dernière conquête féministe ?

Auteur de « XXX : A woman's right to pornography », Wendy McElroy prône un féminisme individualiste (qui défend les femmes selon le principe de la liberté individuelle de chacun) et tisse un rapport étroit entre le féminisme et la pornographie. Dans ce texte, elle soutient que la pornographie est possible, personnellement et politiquement pour les femmes. Elle accuse aussi le féminisme puritain de détruire la liberté des femmes à disposer de leur corps et de leur sexe comme elles l'entendent, et d'imposer une idéologie sexuellement correcte dissimulée derrière de fausses préoccupations de bien et de justice. Ce courant « sexuellement incorrect » porte un nom. Il s'agit du féminisme pro sexe. Son principe : que les femmes s'assument en tant que femmes, jusque dans leur sexualité, plutôt que d'essayer d'imiter les hommes. Ce n'est donc pas un hasard si toutes ses grandes représentantes s'avèrent des « travailleuses du sexe ». Nina Hartley réalise des vidéos d'éducation sexuelle qui se veulent un outil de libération pour la femme. Candice Royale a monté « Femmes Productions », avec pour objectif de produire une pornographie égalitaire et non sexiste. Même volonté au Danemark, où le « Puzzy Power Manifesto », sorte de « Dogma » pour la branche X de Zentropa, la société de production de Lars Von Trier, s'engage à offrir un scénario crédible, une montée subtile du désir, à évacuer toute violence gratuite et scène forcée.

Un principe de vie

De ces bonnes résolutions naissent « Constance » en 1998, puis « Pink Prison » en 1999 et « HotMen CoolBoys » en 2000. Les critiques de l'époque y voient une révolution dans le monde du porno. Le dernier opus, « All About Anna », a été numéro un de vente de DVD tous genres confondus (de Disney au nanar sentimental), pendant plusieurs mois. En France, Ovidie, écrivain, réalisatrice et ex-comédienne de X tente de faire évoluer le féminisme grâce au porno. Et vice-versa. Il ne s'agit pas de mouvement à proprement parler. Le féminisme pro sexe est un principe de vie dans le sens où on considère que le corps de chaque femme lui appartient, qu'elle est la seule à pouvoir en disposer et décider ce qu'elle veut en faire, confie Ovidie. Au quotidien, cela signifie subir le moins d'influences possibles au niveau de la morale et des tabous. On ne doit pas se laisser parasiter par les discours environnants sur ce qu'est une femme ou ce qu'elle devrait être. Si une partie des actrices porno sont apparemment exploitées, il en existe beaucoup d'autres qui choisissent librement ce métier, y trouvent de la gratification et revendiquent le droit au respect. Il s'agit simplement pour elles d'une mise en pratique de la liberté de disposer de son corps. Ce qui m'a toujours consterné dans le féminisme, c'est qu'on nie que la femme soit un individu, précise Ovidie. Une femme n'a pas une sexualité, mais une multiplicité de possibilités. Même au sein de sa propre vie, une femme peut avoir des sexualités différentes ; il y a des phases, des situations, des cultures. Il n'existe pas de femme type, avec les mêmes revendications, avec la même sexualité, avec le même désir de vie. Les choses sont beaucoup plus complexes que ça.

Pas de femme type

L'instrumentalisation du corps, la caricature du désir féminin, l'irrespect de la « dignité humaine » s'ajoutent à la liste déjà longue des griefs féministes à l'égard de la domination masculine. Mais au fond, en quoi la pornographie dérange-t-elle vraiment ? À première vue, Ruwen Ogien, directeur de recherches au CNRS et auteur de l'essai « Penser la pornographie » (éd. PUF, 2003), ne se propose pas seulement de la définir mais aussi, écrit-il, d'examiner les prises de position politiques et morales autour de ce thème.

Sans condamnation ni apologie, le philosophe guide son raisonnement par l'axe de ce qu'il nomme « éthique minimale ». Cette éthique conduit en principe à une attitude de neutralité, mais n'empêche pas de répondre aux questions les plus embarrassantes. La pornographie a-t-elle contribué à un faux discours sur la sexualité féminine et au mépris des femmes en général ? Probablement beaucoup moins que toutes sortes d'autres choses, confie Ruwen Ogien, à commencer par les séries sentimentales à la télé et la publicité courante, supposée non pornographique, qui donne de la femme une image assez traditionnelle (dévouée, soumise, bonne mère, bonne ménagère...). En réalité, la pornographie contribue à une certaine libération du discours sur la sexualité féminine, dans la mesure précisément où, comme le souhaitaient les féministes elles-mêmes, elle nous oblige à réfléchir publiquement sur le sexe et la sexualité de la façon la plus directe qui soit, sans euphémismes.

Le féminisme a toujours été constitué par des affrontements. Ses lignes de clivage sont multiples. Le sociologue français Eric Fassin, auteur de nombreux essais sur la question, y voit un champ de bataille perpétuelle. D'un côté, certaines voient la sexualité comme le lieu par excellence de la domination, avec le viol ou le harcèlement sexuel. D'un autre, il est des féministes pour qui au contraire la sexualité est l'outil privilégié de la libération. Les premières accusent les secondes d'être aveugles à la violence ; les secondes, en se disant « pro sexe », dénoncent la pruderie des premières qui confondraient la politique et la morale.

Les questions sexuelles naguère perçues comme extra-politiques se retrouvent au coeur du débat. C'est ce que le sociologue appelle l'extension du domaine démocratique. Avec un double mouvement : politisation des questions sexuelles et sexualisation des questions politiques. Dans la sexualité, il y a non seulement la domination, mais aussi des capacités de résistance, voire des possibilités d'invention. L'alternative qui nous est proposée (soit la libération, soit la domination), ne me paraît donc pas satisfaisante.

Car, si le féminisme pro sexe fait du corps un lieu de pouvoir, l'occasion est donnée de repenser une alternative respectueuse et non moralisatrice aux expressions de la sexualité.

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/Les asexuels font leur coming out : libido no, libidodo/

publié dans LE SOIR du 15/09/2006, Airs du temps, page 40

Ils ne sont ni homos, ni hétéros, ni bi. Ils sont « A ». Sans désir. Sans vie sexuelle. Et ils le revendiquent.

Ils ont entre 12 et 77 ans et n'ont aucune vie sexuelle. Ni moralistes, ni refoulés, ni prudes, les « A » assument une asexualité volontaire qui se conjugue au naturel. Un choix de vie, aux motivations diverses, allant du dégoût de l'exhibitionnisme, de la consommation des corps, de la dictature de la tentation ou de la pornographie à l'idéal d'un retour à l'amour courtois.

Certains militent d'ailleurs pour la reconnaissance de l'identité « A » au même titre que l'identité hétéro, homo, bi. Une nouvelle forme de rébellion contre le tout-sexuel ? Plutôt une quatrième voie.

Des Etats-Unis en Europe, l'asexualité fait de plus en plus parler d'elle. Sans doute aussi ancienne que le premier coït de l'humanité, cette orientation a commencé à être médiatisée en 2001, lorsqu'un Américain de 22 ans, David Jay, crée le site Aven - pour Asexual Visibility and Education Network (1) - dans l'espoir de fédérer ceux, vierges ou pas, qui, comme lui, n'ont aucun goût pour le sexe. Les premières réactions sont médusées. Comment peut-on dégager autant de charisme et être aussi cool sans jamais avoir goûté aux plaisirs de la chair ?

« Lorsque j'ai compris que j'étais asexuel, j'ai passé énormément de temps à découvrir ce que cela signifiait pour moi. Dans une société dans laquelle la sexualité est si importante, il est très difficile pour des gens comme nous de trouver notre place. J'ai réfléchi à tout cela, mais rien n'avait encore été écrit sur la question nulle part », confie Jay à Libération (2).

Aven rassemble aujourd'hui plus de 10.000 inscrits, de Washington à Tokyo en passant par Bruxelles. On y traite d'attirance platonique, d'affinités « homo- ou bi-asexuelles », d'esthétique, de sensualité même ; mais tous nus l'un sur l'autre, non merci... Et en parler à cœur ouvert, effacer la honte, c'est le début d'une fierté : la A-Pride Attitude. Son slogan : « L'asexualité ne concerne pas que les amibes ».

David Jay et ses semblables seraient asexuels par nature. En Hollande, la jeune artiste Geraldin Levi Joosten van Vilsteren prend le relais de cette revendication identitaire, préférant quant à elle le terme de « non libidoïste ». Dans son livre L'Amour sans le faire (3), elle proclame qu'elle n'a jamais senti le moindre frémissement de désirs. Et jamais, elle le jure, elle n'en aura. Elle a 25 ans.

Encore méconnue, l'asexualité commence doucement à intéresser la communauté médicale. Selon une étude britannique parue il y a deux ans (4), 1 % des personnes sondées déclarent n'avoir « jamais éprouvé d'attraction sexuelle pour qui que ce soit ». A l'échelle européenne, ils seraient environ 4,7 millions d'individus dans ce cas. Soit cinq fois moins que les homosexuels.

Et les questions, bien sûr, fusent : l'asexualité est-elle un trouble psychologique, une « maladie », une « déviance » qui demande traitement ? « Dès que l'on ne rentre pas dans une catégorie clairement définie, on parle de trouble mental, confie Gianni, 38 ans, modérateur du forum francophone de Aven. Mais le résultat est que je suis toujours arrivé à la même conclusion : mon asexualité n'a pas d'origine psychologique. » De quoi énerver les freudiens convaincus.

A l'inverse de l'abstinence, qui véhicule un côté « mauvaise passe » temporaire, voire parfois subie, l'asexualité se caractérise par une « absence de désir permanent et plus ou moins assumée », explique Clara, étudiante louvaniste de 24 ans.

Dans son récent ouvrage La révolution asexuelle (5), le journaliste Jean-Philippe de Tonnac passe en revue différents parcours. La « révolution » du titre ne résulte pas, comme on pourrait le croire, d'un rejet des diktats d'une société où le sexe est une norme imposée. Mais simplement du soulagement d'oser assumer son absence de désir. « Je n'en parle pas à tout le monde, confie Sandra, assistante sociale de 31 ans. Dès que l'on est hors normes, il y a rejet, peur ou incompréhension... Parmi les hommes que j'ai fréquentés, nombreux sont ceux qui venaient vers moi en tant que professeurs. Ils étaient persuadés qu'on m'avait mal expliqué, mal appris ou que j'étais tombée sur des goujats. »

La majorité des asexuels vivent seuls. En couple, celui qui n'a pas de désir doit ou devrait accepter voire se forcer à assouvir celui de son partenaire. Situation difficile. Rares sont donc les couples asexuels/sexuels qui durent. Malgré les sentiments.

L'idéal pour un A serait de tomber amoureux d'un autre A. Mais, sur un terrain aussi abrupt, quelle place confèrent-ils à leur moitié ? Selon les témoignages recueillis auprès de couples dits asexuels, la relation est plus que fraternelle. Certains avouent même partager une intimité. « Tendresse, caresses et baisers sont agréables, tout comme une certaine forme de contact épidermique. Mais ce n'est pas une nécessité », affirme Gianni, qui assure « reconnaître la beauté physique », ressentir « la sensualité qui peut se dégager d'une femme ou d'un homme, mais uniquement en tant qu'observateur ».

Car, décomplexé, il l'avoue : « Personnellement, je n'ai pas plus d'attirance pour leurs corps que pour les statues ! »

Rafal Naczyk


(1) www.asexuality.org/fr
(2) « Asexuels, nous sommes heureux », Libération, 5 août 2006.
(3)Geraldin Levi Joosten-van Vilsteren, L'amour sans le faire, éd.
Pierre Marcel Favre, 2005, 22 euros.
(4) Anthony Bogaert, Asexuality : Prevalence and Associated Factors in a National Probability Sample, Journal of Sex Research, août 2004.
(5) Jean-Philippe de Tonnac, La révolution asexuelle, éd. Albin Michel, 300 pages, 19 euros.

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17:37 Écrit par chien_de_lune dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : asexuels, asexualite, libido |  Facebook |

/A coup de souffle/

publié dans LE SOIR du 7/09/2006, Airs du temps, page 45

 

La rue est le territoire des « Souffleurs ». De courant poétique à féroce technique de marketing, leur murmure y fait grand bruit.

 

Ils sont là, au milieu du tumulte de la ville, du tohu-bohu de l'humanité, narguant l'agitation. Leur chuchotement est léger comme l'air, frêle comme le souffle d'une poésie. Ces drôles de commandos de noir vêtus, armés d'éventails, de longues sarbacanes et de parapluies, vous invitent en silence. Chut ! Le rituel des « souffleurs » commence... « On chuchote au moyen de ces tubes que nous appelons des rossignols, qui nous servent à passer la parole humaine, de bouche à oreille. Ce sont les mots des poètes. Ce ne sont pas nos propres mots. Nous ne sommes que des passeurs », confie Olivier Comte, fondateur des Souffleurs et metteur en scène.

 

Depuis leur première action en 2001, ce groupe d'artistes investit les villes aux quatre coins du Monde. Une pluie de mots, une cascade de citations en français, japonais, arabe ou espagnol surgissent de nulle part. Pour se poser là où la poésie n'est pas, c'est-à-dire partout. Leurs apparitions se font dans la rue, qu'ils y soient invités ou non. Là, les Souffleurs deviennent dépositaires de « cadeaux secrets pour rappeler que ce qui est dit à l'intérieur de l'être humain est humain ». Car il n'y a pas de parole, pas de chant, pas de vie humaine sans cette ventilation de l'être. Leur revendication ? Ériger « la posture provocante de la tendresse » et prôner le « ralentissement du monde ». Pari tenu. Ils seront à Ath, ce dimanche, au festival de rue Les unes fois d'un soir.

 

Quand ils ne disent pas un poème, ils l'écrivent sur une feuille de papier qu'ils plient et glissent dans une poche, au hasard. S'ils sont vêtus de noir, c'est un clin d'oeil au théâtre britannique du XIX e siècle. Lorsqu'un acteur mourait, un technicien vêtu de noir le remplaçait et lisait son texte.

 

En Belgique, un collectif de comédiens organise, depuis cinq ans déjà, des Lectures intimes susurrées à l'oreille des visiteurs. Acteurs et spectateurs se rencontrent secrètement autour d'un livre, pour quelques minutes d'émotion et de frisson, à la découverte d'un auteur.

 

Pour le metteur en scène Jacques Urbanska et ses comédiens-lecteurs, le constat est simple : « Si je vous dis de lire, vous ne le ferez pas. Par contre, s'il y a des circonstances qui lient l'objet à une rencontre, un moment de partage et d'échange privilégié, il y aura de la valeur ajoutée. »

 

Comme pour étouffer encore la langue ou plutôt la dissimuler, la parenthèse enchantée se prolonge, ou non, par un échange d'impressions nées de ces instants complices. Une expérience que le collectif proposera aux passagers du Thalys, lors de la Nuit Blanche du 30 septembre.

 

À quelques pavés de la gare, un acteur d'un autre genre s'approche, une pizza à la main : « Mmmh, quelle délicieuse pizza ! » Il prend une grande bouchée et poursuit : « Vous pouvez me croire, je suis de Naples et je sais de quoi je parle. Cette pizza est vraiment délicieuse ! Vous voulez un morceau ? » Il vous montre ensuite la boîte avec le logo de la pizzeria, qui se trouve, comme par hasard, dans le coin. Le « covertising », aussi appelé « whisper marketing » (marketing par chuchotement), est principalement utilisé dans la rue, aux arrêts de bus, dans les trains, les salles de sport et même au café du coin. Il consiste à engager des acteurs (ad spies) qui se font passer pour de simples quidams pour mieux vendre un produit ou un service.

 

Aux Etats-Unis, les entreprises spécialisées dans le bouche-à-oreille fleurissent. La plus importante, BzzAgent, compte une douzaine de permanents et 210.000 volontaires qualifiés. Aux brand evangelists (évangélistes des marques) s'ajoutent un millier de personnes par semaine, recrutées via internet. Parmi les clients, des enseignes telles que Volkswagen, Cadbury, Schweppes et l'éditeur Pinguin.

 

Depuis, d'autres entreprises se sont engouffrées dans ce créneau. La multinationale Procter & Gamble a créé son propre département de marketing verbal pour des marques à destination des adolescents. Dans ce réseau baptisé Tremor, 250.000 jeunes leaders d'opinion usent du téléphone arabe, formule que les Anglo-Saxons traduisent par « soupir chinois » (chinese whisper), pour encenser les qualités d'un shampooing ou d'une ligne de vêtements.

 

La France et l'Allemagne ne sont pas en reste. Si les agences d'outre-Quiévrain refusent de dévoiler les noms de leurs clients, l'agence polonaise Streetcom s'inscrit ouvertement dans ce créneau. Son armada compte près de 80.000 collaborateurs. « Ce sont des leaders d'opinion représentant toutes les tranches d'âge. Ils ont une connaissance approfondie de plusieurs types de produits », affirme Artur Budziewski, directeur de la boîte.

 

En Belgique, hormis des campagnes pour Bacardi Breezer, Sony Ericsson et Martini, les agences sont très rétives à ce genre de procédés. « C'est une méthode qui peut être intrusive et malhonnête. Actuellement, il y a un grand débat sur ce qu'on peut faire ou pas. La tendance est d'agir de sorte que la personne sache qu'on lui vend quelque chose », explique Tom Himpe, Strategic & Media Planner à l'agence MortierBrigade.

 

Devant l'émoi suscité par ces pratiques, la jeune Association du marketing par bouche-à-oreille (Womma), qui fédère près de 300 sociétés, s'acharne à imposer une charte éthique enjoignant aux recrues d'être honnêtes, et de ne pas taire leurs motivations ni leurs véritables opinions. Car s'il sort de mauvaises langues, le murmure peut vous faire avaler n'importe quoi.

 

Rafal Naczyk

 

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17:13 Écrit par chien_de_lune dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : souffleurs, whisper marketing, poesie, marketing viral |  Facebook |