08/12/2005

/le déclin/

Qui a mis dans le coeur de Lisa un soleil infructueux ?
Je passe une soirée entière avec elle / les mots gentils que j'ai en moi aujourd'hui, j'ai envie de te les donner / me dit-elle.
/ Ce soir, tu as l'âme et le corps taillés pour la tristesse, mais sache que ceux qui accueillent ton travail avec indifférence ou jalousie n'ont pas fini leur dévorant chemin ; celles que tu désires et qui ne dorment pas une fois de leur vie avec toi se persuaderont d'être heureuses, mais seront à jamais travaillées par l'éclat puis le délié de ton désir. /
Je souris à cet oracle gentil.
Je l'ai aperçue tout à l'heure un peu perdue. Alors, c'est plus fort que moi, je reste dans les parages, je fais de la protection rapprochée.
Pleurer (pour) quelqu'un brouille son propre visage de trop voir et de ne pourtant jamais saisir le visage de l'Autre.
Profusion palpable de nos éclats.
Il fait si froid dehors, soudain.
La nuit de décembre tombe très vite, j'ai toujours peur qu'elle avale les gens que j'aime. Au final, je comprends le mal-être et la colère des hommes contre un monde en décomposition, mais je n'ai jamais compris la violence.
L'écriture et le corps sont les dernières digues à céder dans l'intimité.
Voilà, faire l'amour à quelqu'un, c'est trouver que sa propre violence est toujours préférable à celle des autres.

00:58 Écrit par chien_de_lune | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Pour qu’aucune larme ne défigure Juste un soir
Etre Lisa
Le vouloir
Juste pour ça

Écrit par : Clandestino | 11/12/2005

Les commentaires sont fermés.