14/11/2005

/l'absolu ment/

L


'organisme saturé, le bétail des fêtes obligatoires, le chagrin comme à Cracovie. Thomas rejouait Un violon sur le toit à l'échelle d'une brasserie ixelloise. Passades me passeront. Il te faut un amour absolu. Absolument. Il te faut des matins qui te fassent battre le coeur, et non pas le dégoût qui endort. Il te faut une faille ou des jambes à sucer comme une glace pour les soirs. Emmène-moi. Et la guirlande de la dérision dépérira au-dessus de ce serment.

/Chaque nuit, chaque matin, certains naissent pour le chagrin. Chaque matin, chaque nuit, certains naissent pour le délice exquis./
Elle avait les bras nus, de dos dans la vitre du Café, et le grand cannibale des t-shirt sexy qui la matait effrontément l'avait reconnue tout de suite. Ses bras nus, j'aurais voulu m'en servir de collier. De bouée de sauvetage. De camisole. Le vert de mes yeux avait gagné son combat contre la pupille et me brûlait. Personne pour vous servir de guide dans une histoire d'amour naissante. Que l'emballement des libellules qui toussotent et trébuchent dans les joncs.

Elle disait qu'elle voulait vivre une histoire avec un jeune auteur, tomber amoureuse est la formule exacte, parce qu'ils font ça comme des soldats et aiment comme des prophètes.

Je me promettais de ne pas la regarder jusqu'à la prochaine station, et pourquoi pas ne pas lever les yeux sur elle jusqu'à la fin du trajet et si je tenais jusqu'à la fin du trajet, la fin de la vie tout aussi bien. L'exclure des possibilités de m'effondrer (dans ses bras). Et puis l'instant d'après, je voulais qu'elle prenne mon visage dans ses mains pour m'embrasser, et qu'elle me fasse jouir contre ses fesses nues.

Elle m'apprit avec quelle rapidité d'exécution quelque chose qui ressemble au bonheur peut devenir une écharde.

/Certains naissent pour le délice exquis, certains pour la nuit infinie./


22:55 Écrit par chien_de_lune | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Excuse pour retard !!!!!! Je vais te répondre Raph.
Amicalement

Écrit par : Duke | 15/11/2005

**** Serment qui présuppose que l'homme ne pourrait
rien contre une fatalité... bonheur pour certains,
trou noir pour d'autre ?
L'absolument dans le bonheur (absolu) n'existe pas... les éclaircies
bleutés, elles, permettent d'attraper l'oxygène et pourquoi pas
de frôler le bonheur... La sensualité de ton texte est pourtant
une sorte d'éclaircie en elle-même...

Écrit par : crysalidea | 16/11/2005

Quand les mots… Effleurent la jambe
Puis le corps tout entier
Il n’y a rien à ajouter

Écrit par : Clandestino | 17/11/2005

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