28/04/2004

/ordinary pettiness/

Buon viaggio,
u bLoody infection,
rockabilly clash,
psychO mutant,
spektral lover,
euphoric autOmat,
erotic narciSsus,
intellEctual burglar,

ray of hipocRisy,
but still magnificent friend...

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25/04/2004

/la vanité des somnambules/

La classe ! La lune brille, les bouquins s'entassent, mes pieds flirtent avec les soupirs chauds du radiateur... Seul. Je suis seul à la maison. Îlot de grâce.

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22/04/2004

/Sam sans soucis/

Sam appartient à la " nouvelle génération ". La nouvelle génération est née en 1993, autant dire que la nouvelle génération n'a jamais connu la revue Actuel, le Palace sur le Bvd Lemmonier, Steve McQueen, Les éditions Gallimard, Anita Pallenberg, Starsky & Hutch, Neal Cassidy. Sam est amoureux. Certaines traditions n'évoluent que très rarement. Mesdemoiselles, ne laissez jamais, seul, un jeune homme amoureux. Il va se mettre à pleurer dans un coin, ou pire, se réveiller sans vous. Sam, par exemple, se réveille sans Lilly. Lilly devait se rendre à son cours de journalisme. Elle s'est levée tôt. Le journalisme, c'est important. Informer les gens sur les injustices du monde, c'est important. Sam commence par fouiller dans le linge sale de Lilly. On ne peut pas franchement lui en vouloir. Mesdemoiselles, un homme amoureux, ça fouille, c'est incroyable comme ça fouille, ça fouille mieux qu'un flic, un homme amoureux. Ça fouille par masochisme, ça fouille pour savoir, pour déceler l'inavouable, ça fouille pour faire l'amour encore un peu plus loin, ça fouille pour s'automutiler, un homme amoureux. Sam est dans le salon, il snobe toutes les choses qui ne concernent pas son obsession. Il focalise sur le coin de Lilly. L'obsession, c'est important. Ça permet de mettre quelque chose entre soi et le monde. Sa trousse de toilette, par exemple. Sa trousse de toilette est bien, pas de capote. Dans la poche de la veste de Lilly, des cartes de visites, un assistant réalisateur, une graphiste, un publicitaire, un numéro de portable griffonné sur un bout de nappe en papier. Rien de grave. C'est Bruxelles. Reste l'ordinateur. Sam, arrête ici. N'allume pas cet ordinateur. Va prendre une douche, démarre ta Mini et retourne à Anvers.

Continue à accepter la vie à deux séparément. Sam, s'il te plaît, n'ouvre pas le fichier utilisé cette nuit par ta fiancée. Une histoire, c'est étrange. Au début, une histoire n'est pas là pour nous faire du mal. Je suis seul, tu es seule, nous allons être deux, je vais t'accompagner, tu vas m'accompagner, tu verras, nous allons tenir le coup, tu verras, je ne te ferai pas de mal, tu verras, les naufrages, c'est pour les autres, tu verras, les espoirs comme des bateaux éventrés, cela n'existe pas, au contraire, ce que je veux Sam, c'est te rendre heureux. Juste ça. Te rendre heureux. Sam ouvre le fichier " journal " de Lilly. Cette bêtise de vouloir tout écrire, aussi. CETTE BETISE DE VOULOIR ECRIRE, AUSSI. Il découvre l'Autre. L'Autre s'écrit toujours avec un " A " majuscule. C'est mathématique. Il fait partie de votre vie, maintenant. L'Autre est toujours plus attractif que n'importe quel autre parce qu'on ne connaît pas l'Autre. Plus jamais Sam ne va entendre le prénom de l'Autre sans avoir le ventre qui se fendille. Sam, devant l'écran, du feu dans les veines, les tempes qui cognent, Lilly raconte : " avec l'Autre, j'aime tellement ça, je serais prête à bouffer de la merde pour lui. "

L'écriture, cette connerie. Le placard. Un fond de Rhum au goulot. La rue, un peu d'air, les gens, des inconnus, un comptoir, un double whisky sans glace, une cigarette, une chanson diffusée par une radio. Les moments difficiles ont ce point commun avec les chouettes moments : ils possèdent toujours leurs chansons. Ne plus avoir le choix. Ne plus avoir la moindre possibilité. Lilly n'est plus au lycée. Au lycée, elle était dans ma main, au lycée, je l'engueulais pour un slow avec un autre. Lilly n'est plus au Lycée. Lilly a pris le pouvoir. Il faut se taire. Se taire. Attendre. Elle m'a trompé, et alors ? Elle se dit prête à bouffer de la merde pour lui, et alors ? Les gens se trompent, il faut bien se tromper un peu, se tromper pour vivre, vivre pour aimer, aimer quelqu'un d'Autre à ce point ? Sur le ring, entre Bruxelles et Anvers, la Mini de Sam tombe en panne. Sur la bande arrêt d'urgence, Sam attend une dépanneuse. Les voitures et les camions filent sur la voie de droite à quelques centimètres de lui. Sam ne tremble pas. Sam n'a plus peur de rien.


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19/04/2004

/à quoi rêvent les loups/

Chakib. Je le connais encore peu, mais je l'apprécie déjà beaucoup. Il vit dans un pays aride, renfrogné et hostile, conçu uniquement pour subir. Sous le voile, un semblant de Démocratie. Il peut voter, oui. Mais seulement "oui". Alors, il sort ses armes, il sort ses mots. Des mots de tête dirigés contre les vendeurs de chimères, les charlatans. Des mots, à peu près rien sans leur dessein... Sous sa plume, ils ont la force des couteaux. Chakib, traqueur de faits, conteur de maux.

15:53 Écrit par chien_de_lune | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

/sur le fil/

«Je vais te dire Mike, dans un frigo de fille, la nonchalance n'existe pas.»

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18/04/2004

/is god a dog ?/

Louis Thomas Hardin, auto baptisé Moondog ou Chien de lune est l’un des compositeurs les plus inclassables du XXème siècle. Il apparaît sur la scène new-yorkaise au début des années cinquante, au coin d’une rue de Broadway où il chante déguisé en Viking (casque, cape et épée) en s’accompagnant d’un tambourin. Il y vend pour quelques cents ses propres poèmes. Aveugle depuis l’âge de seize ans, placé dans un institut spécialisé à Saint-Louis. Il y apprend la musique et les instruments (violon, piano). Peu à peu sa notoriété de clochard – musicien – bohème commence à se répandre à New York. Un producteur de jazz l’enregistre au milieu des années cinquante. Dans les années soixante, des membres de l’Orchestre philharmonique de New York et des jazzmen réputés enregistrent ses très singulières partitions symphoniques. Des musiciens de toutes tendances et de grande notoriété reconnaissent son talent : Toscanini, Bernstein, Janis Joplin (qui chante son All is loneliness), Gillespie, Ellington, Glass et Reich…

Une histoire hors-normes : son père, évangéliste défroqué, tient un relais-poste perdu en plein Wyoming. Louis est élevé par des trappeurs, va à l'école à cheval, pêche et chasse, tape sur des boites à chaussures en guise de batterie et fréquente les indiens du coin. Fasciné par leurs percussions, il se voit offrir par leur chef Yellow Calf, le pupitre du tom-tom en peau de buffle, utilisé lors des cérémonies solaires. Une "consécration" qui fige son destin : ce sera la batterie ! En 1929, âgé de 13 ans, il entame ses études musicales à la Hurley High School. Il les finira en braille (il perd la vue suite à l'explosion d'une amorce de baton de dynamite). En 1943, il s'installe à New-York, fréquente Bernstein, Rodzinski et l'allumé Toscanini dont il avait l'habitude de baiser la main (sic!). En souvenir du chien de Yellow Calf qui hurlait les nuits de pleine lune, il prend en 1947 le pseudo de Moondog et ne cesse dès lors de composer. Une musique rapidement cataloguée d'avant-gardiste, en raison de ses figures rythmiques répétitives (le récurrent tom-tom indien) et d'un son minimaliste. Ses rencontres avec Charlie Parker et Benny Goodman colorent ses oeuvres d'inflexions jazz. Il y ajoute des couplets chantés ou parlés (réflexions philosophiques) et des sons empruntés à l'environnement, naturel comme urbain. C'est à cette époque seulement, qu'il se décide à enregistrer sa musique. Son premier album sort en 1956. Beaucoup de ce qu'on appelle aujourd'hui la worldmusic traverse cette oeuvre où l'on retrouve deux constantes : les percussions tribales (le fameux tom-tom) et les duos de violon, omniprésents, installant toutes les ambiances musicales via des trames répétitives et enjouées, avec une insistance sur les tonalités japonaises (influence de sa femme Suzuko). Les morceaux sont généralement courts et défilent comme autant de "paysages" : "Tree trail" mêle un quatuor à cordes et une volière en effervescence. "Frog bog" : le quatuor à cordes verse dans le répétitif oriental avec les coassements d'une grenouille en contrepoint rythmique des percussions tribales. Sur le morceau "Surf session", c'est le bruit du ressac qui colore la pièce. "Street scene" mixe les percussions, les bruits de rue de Manhattan, le sifflet d'un flic et un dialogue entre Moondog et sa femme Suzuko. La gravité de "Death when you come to me" vient des percussions, incantatoires et mystiques, mais le chant oriental qui les survole est joyeux... Moondog rompt parfois avec ce schéma et se retrouve seul devant son piano (un "To a sea horse" proche d'Erik Satie) ou fait quelques incursions dans l'expérimental, mais du genre ludique, jamais prétentieux, comme sa propre voix enregistrée deux fois sur "Trees against the sky" et montée en superposition (à l'image du "Good-bye and hello" de Tim Buckley ou "The murder mystery" du Velvet Underground). Le génie de Moondog est de mélanger aléatoirement les genres et d'inventer des complémentarités, 50 ans avant que le marketing ne s'en empare (les violons de Bach en visite à Cuba, les bruits du trafic à Manhattan, la sagesse d'un philosophe oriental, la batterie inspirée des rythmes tribaux indiens...).

Ce qui frappe surtout, c'est l'aspect "visuel" de sa musique (sans tomber dans le cliché de l'aveugle qui reconstitue l'Univers à travers les sons). Elle est "l'image" du monde dans lequel évolue le compositeur, un monde en constante redéfinition.

site officiel : http://www.moondogscorner.de



15:43 Écrit par chien_de_lune | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

/ab irato/

L'amant ? On le case là, entre la nuit et le jour, entre le lit et la cour, entre le mari et l'amour...
C'est le passager clandestin d'une vie sans destin.

14:25 Écrit par chien_de_lune | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

/livresse/

/ Nicolas Rey est l'un des seuls à expliquer à ses lectrices qu'éjaculer n'égale pas forcément jouir, qu'émission de sperme ne vaut pas quitus. Et que même chez les très mâles, très brutes, chez ces salauds de mecs si basiques, si limités, l'insatisfaction a droit de cité. Rien que pour cela, pour cette contribution essentielle à la parité, la vraie, il mérite d'être sauvé. /
 
extrait de l'article-portrait "Mâle d'amour", LE VAILLANT Luc, Libération, vendredi 09 avril 2004
 
...
 
NICOLAS REY
Ecrivain et journaliste français, «électron libre» autoproclamé, spécialisé en crise de la trentaine. Ex-bébé Beigbeder, il agace par son dandysme et séduit par sa mélancolie masculine.

Né en 1974
 
/Bio en vrac/

 
Ses parents étant soucieux de son avenir, Nicolas Rey entame un cursus qui est loin de lui plaire. Prépa HEC, école de commerce, il aspire néanmoins à devenir scénariste ou réalisateur. Il se résigne compte tenu des difficultés qu'il rencontre à intégrer le milieu cinématographique. Son romantisme inextinguible lui permet de s'adonner à l'écriture. Son second livre 'Mémoire courte' reçoit le Prix de Flore, il en devient dès lors membre du jury. Souvent affublé de termes peu dithyrambiques, tel "branché non audacieux", Nicolas Rey n'a de cesse de s'essayer à différentes disciplines. Débutant sur France 3, il écrit quelques bandes annonces, il sera également chroniqueur pour 'Tecknikart' avant d'être reconnu comme journaliste. Depuis, il travaille pour quelques émissions et magazines de renom : 'Culture et dépendances', 'Zurban', 'Figaro'… Sa plume séduit ou irrite mais ne laisse guère indifférent. Des critiques voient en lui «le Fitzgerald des freezers et des lotissements».
 
attentats littéraires :

> Treize minutes, 1998,
> Mémoire courte, 2000
> Un début prometteur, 2002
> Courir à trente ans, 2004
 
tous publiés aux éd. Au Diable Vauvert



13:09 Écrit par chien_de_lune | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

/*/

*samizdat n.m. (russe Ñàìèçäàò, "autoédition", de sam "auto-", d'apr. gosizdat "édition d'Etat"). Ensemble des techniques (manuscrit, dactylographie, photocopie, microfilm) utilisées en U.R.S.S. pour reproduire des textes interdits par la censure.

Hist. Litt. Le samizdat a permi de diffuser des livres d'auteurs dissidents (Grossman, Soljenitsyne, Brodski, Maksimov), des pamphlets politiques (V. Ierofeïev, V. Voïnovitch), des travaux historiques ou sociologiques, comme ceux de Sakharov, Medvedev, "anticonformistes", des périodiques (Syntaxis, Chronique des évènements en cour, Kultura), ainsi que des oeuvres occidentales non éditées en U.R.S.S. (Orwell, Nabokov, etc.).



12:16 Écrit par chien_de_lune | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

/Lullaby for Lady Spark/

Voici la B.O. véridique de cette histoire.

narration reléguée à un autre soir

 

- Lullaby for Lady Spark - (79:46')

 

01. Miss Misery - Elliott Smith

02. Boris - Dominique A

03. Jukebox Babe - Alan Vega

04. I Can't Take My Eyes Off Of You - Boys Town Gang

05. Papa Was A Rolling Stone - Sly & The Family Stone

06. Paint It Black - The Rolling Stones

07. He's Got A Ticket To Ride - Catherin Berberian (Beatles cover)

08. I Put A Spell On You  - Nina Simone

09. Prostitute Poem - Gong

10. Baudelaire - Serge Gainsbourg

11. Dans Le Contre-Jour - Dominique Ø Project

12. Suzanne - Hope Sandoval

13. Pale Blue Eyes - The Velvet Underground

14. Voodoo Child (Slight Return) - Jimy Hendrix

15. Les Yeux Noirs - Charles Aznavour

16. Apple Eye - Ed Harcourt

17. Pas Dupe - Jeanne Balibar

18. Je Ne Respire Plus, Milos ! - Dominique A

19. Parlez-vous anglais, Monsieur Katerine ? - Katerine

 

unreleased bonustrack :

 

01b. Knights In White Satin - The Moody Blues

02:49 Écrit par chien_de_lune | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/04/2004

/la métaphysique du terrier/

Pour répondre à vos inquiétudes, permettez-moi de vous confier ceci :
 
quelques personnes vous haïssent, beaucoup vous adorent.
 
Je répète : beaucoup vous adorent. A y songer de plus près, vous conviendrez que c'est une position enviable. Apprenez à connaître vos ennemis ; domptez vos démons intérieurs. Vous ne manquez pas de délicatesse, ce qui est déjà bon signe. Cultivez votre ouverture d'esprit. Soyez réceptive, sociable & généreuse. Fuyez les médisances & autres insanités complices. La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir. Coïncidences. Traquez les signes que le hasard dépose sur votre chemin. Soyez prête pour l'inconnu ; soyez confrontée aux évènements, aux choses d'une façon inédite. Voyez y toujours une expérimentation. Aussi, soyez en dehors de la répétition. Vivez dans l'immédiateté. Réinventez vos gestes. Vivez votre vie de fiction comme une artiste. On devrait tous vivre de façon artistique.


18:49 Écrit par chien_de_lune | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

/oracle/

/ Demain, encore des éclaircies, surtout sur l'Est. Ailleurs, la nébulosité deviendra graduellement abondante avec de la pluie à partir de l'Ouest. Plus tard dans la journée, les précipitations atteindront également l'Est du pays. Maxima autour de 10 degrés à la côte, de 11 à 13 degrés sur l'Ouest et de 12 à localement 15 degré sur l'Est. Vent modéré à généralement assez fort, et assez fort à fort sur l'Ouest, de secteur Sud. Rafales de 50 à 75 km/h. /

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/Platon savait-il compter fleurette ?/

J'ai repensé à tes confidences autour de l'étang... Aucun conseil à te donner. La décision t'appartient à toi & à toi seule. Influencer quelqu'un c'est un peu lui donner son âme. Et comme j'ai déjà vendu la mienne... Le partage d'expériences, lui, est moins hautin, puisque l'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs. Alors, je sais que les souvenirs sont des impasses que l'on est presque tous condamnés à ressasser. Je sais aussi que le seul moyen de se délivrer d'une tentation, c'est d'y céder. Résiste et ton âme se rend malade à force de languir ce qu'elle s'interdit.
 
La vie est presque belle. Et tant que certains croiront à l'improbable, elle exercera sa fascination. C'est l'incertitude qui nous charme. Tout devient merveilleux dans la brume.


17:46 Écrit par chien_de_lune | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

/Ulan Ude.../

/ De Moscou à Irkoutsk par le train russe, puis à Pékin par le train chinois... Mais la véritable aventure ne se rencontre qu'à travers la vitre givrée du "Transmongolien". Ici, le temps s'étire le long de paysages neigeux, s'arrête sur des babouchkas russes emmitouflées sur un quai, s'immobilise dans un plateau à thé posé sur la tablette du compartiment... Là, à l'écart du train, on fait halte dans une yourte mongole, on s'échappe vers le lac Baïkal. Il faut prendre son temps ; oublier les gadgets, les wagons luxueux et les produits dérivés. Savourer la vie & l’imprévu des rencontres. Déambuler. /

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/vapor, stories & tango queen/

Métro ligne une. Tu pars de ton côté et moi du mien, comme deux mains qui s’éloignent l’une de l’autre.
 
Nous avons sauté du même pont, tu t’en souviens ?
 
Et tu pleures, de ton côté et moi du mien, métro ligne une. Soupirs, clés de sol, lutte sur la portée en points de suspension, silence. Dans la nuit, les notes dansent sur le clavier de nos écrans, d’un bout à l’autre de Bruxelles. Déjà tu me manques.
 
Dans ces heures sans heure étouffées par le tourment, tu dis
 
   parle-moi…
 
Les maux asphyxiés au cœur des poumons, je ne peux pas. Bruxelles est devenue un labyrinthe. Je ne sais plus où je suis. Metropole, je ne reconnais plus la place de Brouckère, je suis perdu. Au Mont des Arts un matin de brume, j’ai oublié un rendez-vous, je crois, je ne sais plus. Caprice des dieux, qu’une bombe explose enfin. Aide-moi, je suis coupable de vivre.
 
D’espérer.
 
De vouloir.
 
Et d’aimer.
 
Simulacre, les lieux se succèdent & ne se ressemblent plus. L’existence est un faux-semblant. Je veux la nuit, le noir, couleur de l’espoir. Ophélia dans les limbes du cauchemar. Allongée dans sa robe, elle flotte sur la surface apaisée d’un lac. Le ver est dans le fruit, il me suit dans les rues, pas à pas. Me traque. Détraque. Et.
 
/ Monstre en moi, un poignard dans le ventre, le tuer tu dis /
 
   ne pleure plus...
 
Fontaine des Innocents. Je t’écoute en silence, des larmes de khôl le long de tes joues. Tu m'as assassiné.
 
Promets-moi, de déposer une rose blanche sur mon cadavre.
 
Et de vivre.
 
Tu m’as donné ce qu’il y a de plus beau. Je ne le vivrai jamais. D’exil en exil j’ai perdu tout espoir, tu démens
 
je suis sûr que tout ira bien…
 
du fond de tes draps noirs j’aimerais tellement, tellement, te croire.
 
Du sang sur les doigts.
 
Beau.
 
Pur.
 
Clair.
 
Avec quoi te coupes-tu la nuit durant ? J’ai si mal. Une lame de rasoir au poignet. Où sont passées les notes de piano, je mourrai sans laisser de traces, tu murmures
 
ne pense pas ça je t’en prie…
 
/ ils m’ont détruite, détruite tu sais, j’ai simplement voulu croire, en la vie. /
 
Ecrasé contre un mur je ne sais plus, ils parlent de choses que je ne comprends plus, philosophie, religion, probabilités, hypothèses. Hypothèses ? Je vous éclate de rire à la figure vous deux ! Votre lotto ne m’intéresse guère. Je préfère la roulette russe, un sniper au fond des yeux.
 
Mon cynisme vous dérange ? Votre discours est indécent. Dites « je ne sais pas » ou taisez-vous, le reste ne vous regarde pas. Ce n’est pas ce que je vous demande. Ce n’est pas votre métier.
 
Vous me condamnez ?
 
La mauvaise herbe ne meurt jamais. Je descends aux Enfers.
 
/ Guitares, je grince des dents. Hurlez ma rage de vivre, ils ont violé mon regard, je pleure mon corps aux voix de la nuit. Silence, j’ai fait l’amour avec mes démons dans des chambres candélabrées. Tu étais si beau, tes lèvres sur les miennes “never thought I...” /


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/*/

*astragale n.m. (lat. astragalus; du gr. astragalos, vertèbre, talon).
Anat. Os court du pied, qui forme le sommet de la voûte tarsienne et
joue un rôle essentiel dans les mouvements de flexion-extension du
pied sur la jambe.
Encycl. Anat. La face supérieure de son corps est occupée par la
poulie astragalienne, qui s'enfonce comme un tenon dans la mortaise
formée par les extrémités inférieures du tibia et du péroné. L'astragale
s'articule en bas avec le calcanéum, en avant avec le scaphoïde.
 


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16/04/2004

/livraison/

Pour les textes, voilà ce que ça donne...
 
Supplique : aie pitié de moi, diable vauvert.
 
/ Notre Auber qui êtes Jussieu
Que Simplon soit Parmentier
Que Ta Volontaires soit Place des Fêtes
Que Ton Rennes arrive
Sur Voltaire comme Courcelles
Donne-nous Galliéni notre Havre-Caumartin
Et ne nous soumets pas à la Convention
Cambronne-nous nos Défense
Comme nous Odéon à ceux qui nous ont Maraîchers
Délivre-nous des Halles,
Miromesnil. /

 
Sinon...
 
Sinon, reste l'ébauche du "chien". Je crois que les gosses vont aimer mais je ne suis toujours pas satisfait.
 
/ Lorsqu'il découvre le chien de sa voisine transpercé d'une fourche, Trelele Peck décide de retrouver le meurtrier. Mais son enquête va bouleverser le délicat équilibre de l'univers qu'il s'était construit : sa mère n'est pas morte, elle est partie vivre à Londres avec le mari de la voisine; son père lui a menti. L'univers de Trelele Peck se fissure. L'enquête alerte, truffée d'inventions et de tendre drôlerie, révèle alors d'immenses réservoirs de souffrance et de courage chez le jeune garçon qui, magnifiquement obstiné, poursuit son but coûte que coûte. /
 
Enfin, tu vois, ça risque d'être un peu pataud en 4ème. C'est chiant les commandes... Suis perplexe.
Dis-moi quoi.
...
Bon, je dois déjà te laisser.
Rdv à de Wand.
 
Embrasse Milos. Dis-lui que sa musique reste belle. Manque encore les cordes, mais ça ira.
 
Prends soin de toi.
A ce soir. raf.




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/promesse/

Alors, voilà. Au café, on peut parler de tout ça et puis de rien, et de tout et de rien. Et à l'envers. Si tu le veux bien.
 
Je rentre à X'aiLeS demain. J'aurai peut-être rendez-vous avec Youness, l'autre patron, mais promis, juré, t'inquiète pas, vraiment, faut pas : ce soir, je serai là. Sur mon trente-et-un. Avec un romantisme vague comme l'oeil, celui d'un Musset trash, d'un Chateaubriand nightclubber. Prince déchu d'un royaume jamais conquis. Tu peux me faire confiance.


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/poursuite/

...
Je suis à la recherche de l'or pur
J'aimerais l'enfermer dans une formule magique
Le soleil semble s'être couché sur les toits
...


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/.../

Oui, c'est celle qui a souri.
Vingt-quatre automnes, des traits d'une délicatesse de gravure et de grands yeux sans artifice. Sa beauté a quelque chose de lointain. Ca peut intriguer mais pas nécessairement. Elle a un rire auquel on ne s'attend pas, un peu las et étendu. Un détail aussi : j'aime beaucoup sa façon de poser un doigt sur ses lèvres quand elle se veut songeuse. Scénographie & flûte traversière. Electron libre. Aussi.
Mais ma poésie est de la merde.


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/Mallarmé sous cortisone/

Le silence est une tranquillité, mais jamais un vide.
Les dernières semaines furent parsemées de travaux, de montées floconneuses & d'émotions. Alors, je me suis tu.
Une folie douce s'est emparée de mon cerveau (pour ce qui en reste), de mon corps, enfin, de mes doigts (écrire encore. sans raison. exploration.) et... de mon portefeuil (par économie). L'indépendance, c'est comme la confiance. Ca se gagne pour se perdre. (faut pas chercher à comprendre). Oh, et puis il y a l'amour. Sans elle. De moins en moins. Deutsch avait raison : la vie, c'est (vraiment) un casting permanent. Avec des princesses qui clignotent à chaque coin de rue. Et puis s'éteignent. Jusqu'au jour où...

18:04 Écrit par chien_de_lune | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

/grain de sel/

Temps des lamentations : la vie, c'est beau, c'est rigolo. Mais c'est pas toujours gâteau. Moi aussi, je m'inquiète. Pour mon avenir... Les cours me plaisent, ma prof de polonais est un ange avec des étincelles au creux des lèvres. A contrario, les russes sont des fascistes de la grammaire et quand ils parlent, ils exhibent des dents de vampires, et puis franchement, linguistique le samedi matin - c'est bonheur! Mais on s'habitue à tout. Même à la vie. Mon drame : être poursuivi par une impression de "sur place". Ca m'étouffe au réveil. D'un coup, comme ça. Ca gratte, ça chatouille. Juste avant de faire pipi. Alors, alors. Peste noire. Suis-je vraiment fait pour la fac ? Et par extrapolation : est-ce que t'as vraiment ta place dans la société, sombre blaireau de l'amer ?

17:55 Écrit par chien_de_lune | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

/de l'autre côté des cailloux/

Confidence : j'étais très réticent, au début. Ecrire, oui. Plus que jamais. Mais en catimini. A l'abris des écueils, des regards, des ennuis. Bien sûr, j'étais tenté ! Quoi de plus irrésistible & traître que la tentation ? Mais quelque chose m'en empêchait... Difficile à définir. Peut-être une timidité, une carence narcissique, un rejet de l'ostentation, de la vanité du "je". Et puis, et puis, il n'y a pas si longtemps, son chat m'a persuadé de franchir le pas. Alors (me) voilà. Air de Mazurka. Danse libre sur une portée de mots. Flot hybride sans estuaire, sans bâteau. Delta du nihil ? Non. Emotions, ivresse, expériences, exploration. Pas de soustraction. Juste l'envie. Mixture d'esprits. Réalité des rencontres. Soupirs, fiction. Alcôves. Braise de nuit & cendres du matin. Parfois le silence, sinon, rien.

Hypothétique lecteur, prends ce billet pour invitation.

Danse, chante, pleure, ris.

Tu es libre, ici.

Sans masque, je suis raf. Avec une minuscule. Par délit de jeunesse. Brun, blond, roux, on s'en fout.

A présent, veuillez tourner le caillou...



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